PRAY FOR LOVE T.1
Kamisama x Oresama x Dannasama !? - Japon - 2013
Image de « Pray For Love T.1 »
Dessinateur : Keiko Sakano
Scenariste : Keiko Sakano
Nombre de pages : 162 pages
Distributeur : Soleil
Date de sortie : 1 juillet 2015
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Pray For Love T.1 »
portoflio
LE PITCH
Amane a 16 ans, mais elle est si petite qu’elle décide de se rendre dans un temple pour implorer le retour de sa croissance. C’est alors qu’un dieu canon, mais égoïste, apparaît devant elle. Il l’embrasse par surprise et voilà qu’elle prend instantanément son apparence de jeune femme voluptueuse ! Une merveilleuse histoire d’amour commence entre un dieu imbu de lui-même et une lycéenne qui n’a pas l’intention de se laisser faire si facilement…
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L'âge et la raison

Nouveau shojo de la collection Gothique de Soleil, Pray for Love se montre bien plus soft sur ses atours fantastiques que bien d'autre titres de la gamme, mais se fait immédiatement remarquer par le contraste visuellement frappant entre un beau gosse au physique mature et une petite fille aux cheveux roses et aux grands yeux juvéniles...

Elle est jeune et jolie, fraiche et souriante, mais à 16 ans elle est restée coincé dans un corps de petite fille de 7 ans. La faute à un dieu assez fantaisiste qui a pris une promesse au pied de la lettre, et entend bien se marier avec la miss. Un départ on ne peut plus japonais, qui d'ailleurs s'apparente souvent à une relation amoureuse franchement douteuse, au minimum troublante. C'est que la sympathique Amane, gamine franche au caractère bien trempé, ne retrouve son corps de vraie adolescente (avec formes et tout le toutim) que lorsque son « dieu » le désire. Esclave ? Pas vraiment, la miss n'hésite pas à lui coller des baffes, des coups de pieds bien placés, où à le saucissonner lorsque ses élans deviennent trop pressants. Au-delà du concept étrange, Pray For Love se révèle souvent amusant dans sa description d'une relation hors-norme, entre érotisme soft (il lui mordille l'oreille et laisse vagabonder ses mains) et prises de becs hystériques, avec bien entendu en amorce une véritable connivence naissante.

 

"elle court la maladie d'amour"


Première vraie œuvre de Keiko Sakano, le titre avait au départ été conçu comme un unique one-shot, mais devant le succès rencontré lors de la prépublication, l'éditeur Kadokawa a encouragé la mangaka à développer son récit pour en faire une série plus longue. D'où l'apparition progressive de nouveaux personnages hauts en couleurs, souvent inspirés des mythes shintoïstes et du folklore purement japonais, qui prennent l'apparence du dieu de la lune (fan raté du jeu de go), d'un chien foireux aux allures de chat et d'une épouse préexistence dont la ressemblance étrange avec Amane va considérablement compliquer les choses. Rien de bien neuf certes, mes les ressorts fonctionnent bien, en particulier lorsque le beau et séduisant prétendant laisse peu à peu tomber le masque d'une personne bien plus fragile qu'il n'y parait, laissant Amane prendre les reines de leur histoire. Illustratrice ponctuelle de romans, ou créatrice de designs de jeux vidéo comme Ninja Love ou Shall We Date ? My Sweet Prince, Keiko Sakano maitrise parfaitement l'esthétique propre au shojo avec de beaux jeunes hommes élancés, une adolescente (ou petit fille ça dépend du moment) toute en légèreté, et un découpage qui met toujours en avant les poses romantiques, la fraicheur des sentiments et les chutes comiques. La cible privilégiée de ce type de manga y trouvera clairement une agréable occasion de s'évader un peu et de faire apparaître du rose aux joues, mais Pray For Love manque encore d'originalité, en dehors de son pitch, pour marquer les esprits.

© Keiko SAKANO 2013 / KADOKAWA SHOTEN

Nathanaël Bouton-Drouard


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