NOUS SOMMES LES AVENGERS
Avengers (1963) 1, 57, 183-184, 211, Annual 7 ; Marvel Two-in-One Annual 2 ; Avengers West Coast 56-57 ; Avengers Finale ; New Avengers Finale - Etats-Unis - 1963/2010
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Nombre de pages : 324 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 15 avril 2015
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Nous sommes les Avengers »
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LE PITCH
Découvrez dans cet album incontournable les origines des Avengers et les plus belles aventures réunissant Captain America, Iron Man, Thor, Hulk, Ant-Man, Hawkeye, la Sorcière Rouge et bien d'autres héros. Plus de cinquante ans de lutte contre de nombreux adversaires retracés par de talentueux auteurs.
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Heroes Reborn

Devant le succès des anthologies DC, Panini se devait de répondre par des volumes équivalents dédiés au catalogue historique de Marvel. Voici donc après les Je suis Spider-Man et Nous sommes les X-Men, actualité cinématographique oblige, Nous sommes les Avengers.

Comme chez la concurrence constituer un volume éditorialement pertinent, complet et représentatif de plus de cinquante ans d'aventures de papier n'est jamais une mince affaire. Bien entendu, les volumes de Panini reprennent directement le concept des Anthologie DC, mais impose aussi rapidement sa différence, et pas uniquement par le biais d'un volume légèrement moins grands et paginé. Un chouïa moins de place certes, mais semble-t-il bien mieux utilisé autant dans l'abondance d'articles thématiques (les origines, les vilains, les auteurs phares....) que dans le choix des épisodes regroupés. Pas bête, Marvel profite pleinement de la sortie en salle d'Avengers 2, pour rebondir régulièrement sur les jalons posés par le Marvel Studio, entamant tout logiquement l'album par la première constitution de l'équipe sous la plume et le pinceau des tauliers Stan Lee et Jack Kirby, pour ensuite offrir des ponts entre le film récent et les origines comics. Ainsi le Avengers #5, concocté par l'illustre Roy Thomas et le génial John Buscema, marque la première apparition de Vision, création du terrible Ultron qu'il va finalement affronter en personne. Mieux encore, le jeune lecteur, ou le néophyte, peut découvrir enfin les superbes Avengers Annual 7 et Marvel Two-In-One Annual 2 imaginés par le cosmique Jim Starlin, usant des Avengers et même de Spider-man et la Chose pour conclure sa grande saga opposant Adam Warlock et un certain... Thanos, le colosse qui œuvre dans l'ombre des films Avengers justement. Outre la teneur qualitative de cette aventure spatiale en deux parties, bourrée de rebondissements et de haut-faits super-héroïques, ces pages permettent justement d'introduire, ou de rappeler aux fans de Marvel, l'un des épisodes les plus glorieux du Titan fou.

 

La force du nombre


Même si le récit de David Micheline, dessiné par un John Byrne encore presque débutant, dans Avengers 183/184 se révèle bien plus classique, opposant l'équipe (constitué pour l'heure de Vision, Iron Man, Miss Marvel et le Fauve) à un vieil ennemi, son aspect auto-contenu séduit, faisant la part belle à l'action, tout en révélant l'un des passages difficile des Avengers, alors contrôlé par le gouvernement américain. On se détend avec le chapitre suivant, réunissant les talents de Jim Shooter et surtout du dynamique Gene Colan, dans une séance de casting rocambolesque pour constituer la nouvelle mouture de la bande. Bien moins anecdotiques, les deux segments issus de Avengers West Coast publiés en 90 sous la houlette de John Byrne (en pleine possession de ses moyens pour le coup) insistent eux sur l'aspect instable de Wanda Maximoff, alias La Sorcière Rouge, découverte tout récemment au cinéma, et qui s'en prend pour la première fois directement à ses alliés Avengers... ce qui deviendra par la suite une habitude, mais cela est une autre histoire. Clairement dans le panel historique Nous sommes les Avengers est un sans faute, évitant les quelques pages de remplissage ou foncièrement sans intérêts, préférant mettre en avant d'authentiques tranches de vie de l'équipe centrale de Marvel. Le passage à l'ère Brian M. Bendis est légèrement plus compliquée puisque les deux chapitres fournis ici, Avengers Finale 1 (2004) et New Avengers Finale 1 (2010), tout deux aussi longs qu'un Annual, reposent sur une même mécanique de fin d'époque, opérant un inventaire du passé avant d'ouvrir sur l'ère suivante. On dénotte de très grandes similitudes entre eux, mais les scripts sont de qualités et permettent au passage de revivre via des flashbacks (illustrés dans ce cas par de nombreux dessinateurs stars invités) ou par le biais d'une ultime trépidation, la cohésion d'un groupe en constant changement, reflet directe des revirements éditoriaux de Marvel. Et comme David Finch est de la partie... pourquoi se plaindre. Bien entendu, encore une fois, impossible ici d'offrir un ouvrage exhaustif, mais sans tomber dans la page culte ou l'incontournable obligé (même s'il y en a), cette anthologie fait preuve d'une logique qui réussit à marier à la fois quelques grands moments rares du comic et un complément des derniers succès cinématographiques, le tout en faisant défilé parmi les pointures de la maison Marvel. Bien joué.

Nathanaël Bouton-Drouard






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