INDIANA JONES ET LE TOMBEAU DES DIEUX
Indiana Jones And The Tomb Of The Gods - Etats-Unis - 2009
Image de « Indiana Jones et le Tombeau des dieux »
Dessinateur : Steve Scott, Bart Sears
Scenariste : Rob Williams
Nombre de pages : 96 pages
Distributeur : Delcourt
Date de sortie : 20 mai 2009
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Indiana Jones et le Tombeau des dieux »
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LE PITCH
Indiana Jones est peut-être l'archéologue le plus renommé, mais cela ne veut pas dire qu'il passe son temps dans les bibliothèques. Bien au contraire ! Toujours prêt à fouler le sol d'anciens vestiges inviolés, il fait l'impossible pour devancer le IIIe Reich dans une course pour s'accaparer le secret du tombeau des dieux...
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Malgré ses soixante ans et ses cheveux blancs mal dissimulés, le professeur Jones affiche une forme presque indécente. Après un quatrième épisode inespéré sur grand écran, la réédition complète des romans et un jeu vidéo inédit, c'est au tour de la BD de lui redonner un petit coup de fouet.

 

Si l'on met de côté la logique adaptation d'Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, cela faisait belle lurette que l'aventurier de George Lucas et Steven Spielberg n'avait pas connu de récit inédit en bande dessinée. La franchise étant toujours restée en retrait sur ce média, en particulier en comparaison de la saga Star Wars, les traductions n'en avaient été que plus rares et sporadiques. Mais rassuré par l'engouement autour du dernier film (même si les critiques n'étaient pas forcément au rendez-vous), Dark Horse s'essaye de nouveau à l'exercice avec la minisérie en quatre numéros du Tombeau des dieux. Se déroulant quelques temps après La Dernière Croisade, cette quête pleine de rebondissements retrouve avec respect et décontraction l'énergie et l'humour des films. Sans jamais copier la tétralogie cinématographique mais en affichant quelques clins d'œil inattendus, l'album jouerait presque plus la compétition, plaçant l'archéologue sur la piste d'un temple datant d'avant l'arrivée de l'homme sur terre (les amateurs de Lovecraft apprécieront) ou plus trivialement posant sur son chemin une belle pilleuse de tombes aux poumons impressionnants, ayant l'agréable habitude de se retrouver en soutien-gorge.

 

Pop-Art

 

Poursuite excitante en chiens de traîneau en plein Antarctique, combat au poing sur un gratte-ciel de New York en construction, attaque d'un requin blanc... On reconnaît l'esprit débridé, à la limite de la surenchère, du scénariste Rob Williams (Cla$$war) devenu le chouchou des licences Lucasarts depuis qu'il a pris les commandes de Star Wars Rébellion. Un auteur qui en profite justement pour s'éloigner du côté cartoon trop vu dans les comics d'Indiana Jones et accentuer son aspect pulp avec un rythme trépidant et une action constituée uniquement de grand moments de bravoure, aussi fun qu'improbables. Une énergie communicative puisque l'illustrateur Steve Scott (Hulk, The New Warriors) se fend d'une mise en scène on ne peut plus dynamique, maniant avec efficacité enchaînements de courts gros plans et pleines pages imposantes. Un trait cependant peut-être un peu lourd dans le tracé des personnages qui disparait pour la dernière partie au profit du solide Bart Sears (Legend of the Dark Knight, Blade the Vampire Hunter) dont le coup de crayon plus fouillé et réaliste semble légèrement plus approprié. Une belle surprise en tout cas pour un album sans autre prétention qu'en mettre plein la vue et offrir une petite heure d'évasion.

Nathanaël Bouton-Drouard

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