FREAKS’ SQUEELE T.6 : CLéMENTINE
France - 2013
Image de « Freaks’ Squeele T.6 : Clémentine »
Dessinateur : Florent Maudoux
Scenariste : Florent Maudoux
Nombre de pages : 144 pages
Distributeur : Ankama Editions
Date de sortie : 19 septembre 2013
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Freaks’ Squeele T.6 : Clémentine »
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LE PITCH
Am, Un ange, la Mort, le Diable et la fille de ce dernier sont sur un bateau en enfer. Stram, Le Diable tombe à l’eau. Gram, Qui l’y a poussé ?
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Vitamine C

Entre le jeu de plateau bonus, les deux spin-off (Rouge et Funérailles), les apparitions remarquées dans DoggyBags et bientôt un jeu alléchant sur les téléphones portable (Call of Cookie), on en oublierait presque que comme toutes les bonnes choses, Freaks' Squeel aura une fin. Avant dernier volume, Clémentine ouvre avec brio la voie vers un final en apothéose.

Il aura encore fallu un an d'attente avant de connaitre les suites du destin de Xiong Mao, Ombre, Chance, Funérailles et toutes la clique de profs et élèves de l'école de super-héros la plus bordélique du monde. Il faut dire que vu la tournure des évènements, ça doit faire un moment que tout ce bon monde n'a plus mis les pieds dans une salle de cours, le couple principal profitant d'une perte de mémoire pour prendre du bon temps au milieu de la nature (on ne les en blâmera pas), tandis que les autres se voient obligé de descendre progressivement les différents étages des enfers pour stopper une invasion de créatures noirâtres. Comme toujours, chaque épreuve est l'occasion pour Florent Maudoux de jouer de ses multiples références avec un humour ravageur (les robots de Macross contre les Liveman, Pirates des caraïbes, Rollerball) tout en développant par cette connivence partagés avec le lecteur, son univers bariolé, totalement délirant et un peu manga et surtout les particularismes de chacun de ses personnages.

 

Cadavres exquis


Des couples qui se soudent et se ressoudent en s'essayant à un inversement de leurs pratiques S&M (si, si), deux sœurs qui manquent de se retrouver, les origines d'Ombre enfin révélées au détour d'une case, un héros secondaire qui ploie sous le poids d'un passé déchirant.... Les grosses crises de rires, les délires les plus frappants sont, encore une fois, d'incroyables récréations entre chaque rebondissement, entre chaque scène d'action décomplexés et hors normes, dont s'emparent des personnages complexes, charismatiques et on ne peut plus attachants. Au passage, Clémentine fait preuve une nouvelle fois de l'amélioration constante du style de l'artiste, plus fin et gracieux que jamais (et pas que dans les courbes sexy de Xiong Mao), à la fois doté d'un réalisme fouillé et d'une stylisation expressives héritée des comics et du manga. Sans doute motivé par les récentes colorisations des premiers volumes (mais avec pagination réduite), Maudoux augmente ici considérablement le nombre de pages couleurs (une soixantaine), mais non sans cultiver dans la seconde partie un noir & blanc brillamment révélé par un travail sur la lumière et les ombres terriblement chiadée. Des planches graphiquement redoutables, au découpage ultra-dynamique (on pense toujours autant à Rumiko «Ranma ½» Takahashi), comme pour préparer le lecteur de la première heure au futur baroud d'honneur. Sans spoiler, à la fin de l'album les trames parallèles s'achèvent, se réunissent et tout est prêt pour le dernier face à face avec l'école de Saint-Ange, trop bourge et trop propre pour être honnête. Et dire qu'il va encore falloir attendre 365 jours pour le déguster...

Nathanaël Bouton-Drouard


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