STAR WARS MANGA SILVER & BLACK
Japon / Etats-Unis - 2008
Image de « Star Wars Manga Silver & Black »
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Star Wars Manga Silver & Black »
portoflio
site officiel
LE PITCH
L’essence du mal : Après le massacre des maitres Jedi, Dark Vador prend sous son aile un jeune padawan qu'il décide de transformer en véritable sith… Le mauvais œil : Un padawan qui idolâtre Anakin Skywalker peut-il rester sur le bon chemin ? Dark Vador contre les droïdes : C3-Po et R2D2 ont été capturé par l’empire. Dark Vador réussira-t-il a les faire passer du coté obscure…
Partagez sur :
Le côté obscur de la Force

Tout comme la culture populaire occidentale moderne, le manga s'est toujours nourri de la richesse de l'univers créé par George Lucas. Après des adaptations légères des six films, quelques auteurs nippons s'essayent à créer quelques courts récits inédits.

Le temps où Marvel créait des lapins vert humanoïdes comme camarades de bataille de Luke Skywalker est bien révolu, Lucasfilms ayant chargé Dark Horse de poursuivre Depuis une quinzaine d'années l'univers étendu de Star Wars en respectant à la lettre la chronologie instaurée par les réalisations de George Lucas. Cas exceptionnel s'il en est, La firme de Lucas a récemment autorisé l'éditeur TokyoPop à lancer la production de quelques mangas en toute liberté. Produit sous la protection de l'un des auteurs les plus populaires du genre, Kia Asamiya (Dark Angel, Nadesico) qui s'était déjà rapproché du marché américain avec un étonnant Batman L'enfant des rêves, le projet s'intéresse surtout aux méchants de la série, et en particulier à sa figure la plus énigmatique : Dark Vador. En lui ajoutant un élève torturé, en tentant de comprendre ce qui se passe dans sa tête lorsqu'il voit son fils se faire massacrer par l'empereur... Des perspectives intéressantes mais qui sombrent malheureusement toujours dans l'attendu, voire le caricatural. Un manque de pertinence qui s'explique, par exemple, dans L'essence du Mal, par un artiste sans doute plus intéressé par l'idée de rejouer avec dynamisme l'attaque de l'Etoile de la Mort, qu'à tenter de maîtriser son scénario.

Enrichi en Jar-Jar

Bien plus réussies, les quelques tentatives parodiques, bien plus proches de l'esprit « manga », se révèle plus réjouissantes et plus permissives. Très inégales graphiquement, elles amènent un peu d'humour dans un album qui se veut « Dark Side », que les fans ne pourront qu'apprécier en particulier lorsqu'un petit Jawa tente d'être reconnu comme le meilleur mécanicien de la fratrie ou que R2D2 démontre ses immenses qualités de chevalier Jedi en maniant le sabre laser comme un pro. Mais malgré toute la sympathie que l'on peut avoir pour ces quelques pages, le volume dans son ensemble se révèle être une réelle déception dans son manque consternant d'originalité et son approche graphique souvent très brouillonne. A ce titre le dernier chapitre dudit volume offre une relecture des « origines » de Grievous où l'on apprend que ce dernier s 'est mis en quête des sabres laser des jedi uniquement parce qu'on lui avait volé les siens... Manifestement le mariage entre manga et Star Wars n'est pas près de s'imposer dans la collection des fans.

Simon Gruber


Partagez sur :

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020