STAR WARS INFINITIES - UN NOUVEL ESPOIR
Star Wars Infinities - A New Hope - Etats-Unis - 2007
Image de « Star Wars Infinities - Un nouvel espoir »
Scenariste : Chris Warner
Nombre de pages : 100 pages
Distributeur : Delcourt
Date de sortie : 2 novembre 2007
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Star Wars Infinities - Un nouvel espoir »
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LE PITCH
Il y a longtemps, très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… Les évènements et les personnages sont familiers, mais quelque chose n’est pas à sa place. Luke Skywalker mène vaillamment l’attaque contre l’étoile noire, vise le cœur de l’astre artificiel… mais manque sa cible !
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"La Force est puissante dans ta famille"

Vous croyez tout savoir du plus grand space opera de l'histoire du cinéma ? Vous croyez avoir tout vu, tout lu sur le destin de Luke, Leia, Han et Chewbacca ? Et si... Et si un simple grain de sable venait se glisser dans les rouages du destin, transformant un chaleureux happy end en un véritable cauchemar ?

Développer l'univers créé en 1977 par un George Lucas encore lucide (ouais parce la nouvelle trilogie hein...) a toujours été un exercice passionnant. Un exercice particulièrement difficile aussi tant le bonhomme a balisé l'univers étendu d'interdits et d'incongruités. On se souvient avec nostalgie du « pop » Marvel Star Wars décrivant les relations on ne peut plus douteuses de Luke et Leia ou faisant apparaître un guerrier lapin vert ! Mais depuis plus de dix ans Dark Horse, le nouvel ayant droit, travaille étroitement avec Lucasfilm et comble brillamment les vides d'une chronologie à peine esquissée au cinéma. Des Chevaliers de l'ancienne république à Legacy, les différentes séries montrent certes des horizons inconnus mais aussi un respect parfois handicapant envers les six œuvres originales. Du coup, les miniséries Infinities font office de pavé dans la mare en offrant au scénariste Chris Warner (Terminator, Predator...) l'opportunité de revisiter avec jubilation l'intouchable : la trilogie originale ! A la manière des mythiques What if de l'univers Marvel, Star Wars Infinities joue la carte du récit alternative ou comme dans Le Clou d'Alan Davis (ou l'univers DC sans Superman), un simple élément va intégralement changer le destin de nos héros.

"Tes armes, tu n'en auras pas besoin"

Dans ce premier tome, le tournant se situe bien évidement lors de l'attaque finale où, manque de chance, Luke va rater de peu l'orifice d'aération menant au réacteur et entraîner ainsi la chute immédiate de la rébellion. Un accident aux conséquences dramatiques qui va pousser Leia vers le côté obscur, Solo à suivre Luke sur Dagobah et Yoda à sortir de sa retraite méditative. Un album ludique, qui questionne par sa nature l'héroïsme, les notions de bien et de mal, mais aussi la destinée. Dédié forcément aux fans de la première heure connaissant la trilogie sur le bout des doigts (« Bargon yanah coto da eetha » comme disait l'autre), qui prendront forcément ici un grand plaisir à énumérer les nombreuses différences et / ou convections entre l'original et l'alternatif. Surtout ils savoureront immanquablement la réalisation de quelques fantasmes enfin assouvis comme le combat entre Solo / Skywalker et la garde impériale. Seul petit bémol, peut-être aurait-il fallu choisir un artiste au trait plus réaliste que les cartoonesques Drew Johnson & Al Rio, ce qui aurait aidé à troubler encore un peu plus le lecteur. On en attend pas moins les deux prochain tomes : Un Empire contre-attaque où Solo n'arrive pas à sauver Luke Skywalker du froid de Hoth et un Retour du Jedi où Solo ne se réveille jamais de la carbonite. Le côté obscur n'a pas dit son dernier mot !

Nathanaël Bouton-Drouard




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