DAREDEVIL TOME 16 - A CHACUN SON Dû
Daredevil - To The Devil, His Due - Etats-Unis - 2007
Image de « Daredevil Tome 16 - A chacun son dû »
Dessinateur : Michael Lark
Scenariste : Ed Brubaker
Nombre de pages : 146 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 15 avril 2009
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Daredevil Tome 16 - A chacun son dû »
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LE PITCH
Matt Murdock doit faire face aux bouleversements de son existence et trouve enfin un moyen d'aller de l'avant. Mais une nouvelle menace surgie de son passé pointe à l'horizon. Et après le désastre de la guerre civile, incarner Daredevil est devenu encore plus difficile.
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Un shérif en prison

A peine sorti de prison (avec l'aide du Punisher...si, si), Daredevil replonge dans les tréfonds de Hell's Kitchen, pour tenter de faire le ménage. Même sanction pour Ed Brubaker et Michael Lark qui tentent de donner un nouveau souffle à la série. Kuf, kuf, kuf.

On n'aime jamais autant le pauvre Matt Murdock que lorsqu'il s'en prend plein la gueule. Super-héros urbain dont le seul vrai pouvoir consiste en des sens hyperdéveloppés depuis qu'il a perdu la vue, Murdock reste très proche des désidératas humains, en particulier depuis la renaissance que lui a offerte Frank Miller au début des années 80. Gardien de Hell's Kitchen (le pire quartier de New York), l'avocat justicier décline donc depuis des années, à peu de choses près, la même logique scénaristique : une affaire judicaire qui donne lieu à une enquête sous le masque, et qui mène la plupart du temps à un véritable purgatoire pour le héros. Le nouveau volume de la série régulière ne déroge pas à la règle, avec cette fois-ci un puzzle bien compliqué où réapparaît un vieil ennemi schizophrène, le Gladiator, dont les excès de folie et de violence cachent un plan machiavélique ciblant directement l'intimité de l'homme sans peur. Dans cet univers sombre et dramatique, l'illustrateur Michael Lark (Gotham Central, The Pulse) continue de séduire par son approche graphique mêlant réalisme et impressionisme acéré.

Tragique destin

Habile metteur en scène, Lark souligne la connexion de la série avec le monde du polar tout en livrant des scènes plus « super-héroïques » brutes et violentes. Mais cette parfaite mise en image ne cache pas toujours un scénario qui manque de souffle et d'originalité. En voulant reprendre tel quelles les bases initiées par Brian Michael Bendis, Ed Brubaker (Gotham Central, Criminal) peine à se démarquer. Surtout, jouer la carte du retour inattendu du Gladiator (pour la troisième fois !) déçoit franchement et empêche l'album de véritablement marquer le lecteur. Même sanction du côté de la relation amoureuse difficile avec Milla Donovan (aveugle elle aussi) qui rappelle immanquablement celle connue avec Karen Page, comme si Murdock, pourtant très intelligent, était voué à vivre et revivre inlassablement les mêmes tragédies. A chacun son dû aurait sans doute mérité plus de concision. D'autant que, s'avérant être une grosse story-arc regroupant une dizaine de numéros de la série régulière, seule la moitié de l'intrigue n'est présente dans ce volume. Impossible dès lors de savoir si le mystère, longuement installé, méritait tant d'ampleur.

Simon Gruber




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