ZOMBIE HIGHWAY
Etats-Unis - 2007
Image de « Zombie Highway »
Dessinateur : Roberto Viacava
Scenariste : Jason Pell
Nombre de pages : 72 pages
Distributeur : Wetta Worldwide
Date de sortie : 1 juin 2008
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Zombie Highway »
portoflio
LE PITCH
Alors que les morts se lèvent de leurs tombes, réanimés par une furieuse envie de chair fraîche, quatre copains, poursuivis par la police, taillent la route à bord d'un cabriolet volé. Ils doivent se rendre à un rendez-vous de la plus haute importance, à des centaines de kilomètres de chez eux. Leur route sera semée d'embûches... Mais ce n’est pas parce qu'on a une armée de cadavres aux trousses qu'on n'a pas le droit de s'arrêter vider quelques verres et draguer un peu !
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Morts sur la route

Et c'est reparti pour une nouvelle fournée de zombies envahissant les belles villes américaines. Mais ici point de chasseur expérimenté ou de pater en pleine reconstruction familiale, notre dernier espoir c'est une bande de truands à la manque qui font le show.

 

Si au cinéma les morts-vivants semblent en passe de retourner tranquillement dans leurs tombes après le définitif Diary of the Dead de George A Romero, du côté de la bande dessinée ils semblent en très grande forme (enfin autant qu'un mort peut l'être). Une exploitation foisonnante, trop sûrement, qui se scinde facilement en deux grande familles : les sous-Walking Dead d'un côté tentant d'apporter un point de vue réaliste et sérieux, et les parodies de l'autre, clins d'œil pour les fans dont Marvel Zombies est bien évidement le représentant le plus célèbre. Au milieu de tout cela, la première série de Jason Pell à traverser l'Atlantique ne semble pas vouloir choisir son camps. Dans ses premières pages, le script de Zombie Highway reprend ainsi avec humour le dispositif de base de La Nuit des morts-vivants, puis accumule clairement les citations plus récentes, histoire d'installer une immédiate connivence avec le lecteur. Car en terme de ton, de structure et de références, il faudrait surtout aller chercher du côté des gangsters losers de Tarantino et des jeunes adultes bavards d'un Kevin Smith.

La fureur de vivre

Ces personnages résolument décalés dans cette ambiance de fin du monde (qui semble d'ailleurs provoquée par la stupidité de l'un d'eux) rivalisant d'immaturité, de vannes en dessous de la ceinture ou de classe atomique en ce qui concerne Kuji... euh et seulement Kuji. Des faux-héros totalement largués qui se retrouvent en possession d'un livre bien trop puissant pour eux, et qui vont devoir faire face à un serial killer version guerre froide ou à un John Wayne autoproclamé, transformant une petite ville en camp retranché. Le second degré est omniprésent mais n'empêche pas la mise en plan d'un véritable suspens sous-jacent. Victime de son succès, la série passe d'ailleurs d'un volume sur l'autre du noir et blanc à la couleur à l'ordinateur. Si le style graphique moderne de Roberto Viacava paraît parfois un peu simpliste, il était bien plus élégant avec de simples lignes sombres. Reste que l'ensemble fleure la bonne petite série B et s'appuie sur un rythme bien soutenu. La saga prépare semble-t-il (voir l'interview) quelques surprises et devrait rectifier un peu à l'avenir ce côté un brin nonchalant qui l'empêche actuellement d'aller plus loin qu'un sympathique divertissement.

Simon Gruber


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